ÉdACÉcole des arts et cultures

Audré Sanscartier

Muséologie et patrimoines, ÉdAC 2026, UQO

Finissante au baccalauréat en muséologie et patrimoines avec une mineure en information et médias numériques, je termine ce parcours avec le sentiment d’avoir trouvé ma voie. Pourtant, mon parcours vers la muséologie a commencé ailleurs. Avant d’intégrer ce programme, j’ai étudié en design intérieur. Cette formation m’a appris à réfléchir à l’espace, au parcours, à la lumière, aux matériaux et à l’émotion qu’un lieu peut provoquer. Découvrir la muséologie m’a rapidement fait réaliser que cette manière de penser l’espace pouvait aussi servir à concevoir des expositions. J’y ai trouvé une façon concrète de réunir mes intérêts pour le patrimoine et la scénographie.

La mineure en information et médias numériques s’est ajoutée naturellement à ce parcours. Il me semblait évident que la muséologie ne peut plus se penser sans ces outils technologiques. Aujourd’hui, ils occupent une place importante dans les institutions muséales, autant pour la médiation que pour la conception des expositions. Les dispositifs interactifs et les contenus en ligne façonnent déjà le musée de demain, et je voulais les maîtriser pour mieux les intégrer à ma pratique.

En 2024, j’ai eu la chance de réaliser un échange étudiant à l’Université Sorbonne Paris III. Étudier dans ce contexte m’a permis de découvrir d’autres approches de la muséologie et d’élargir ma réflexion sur les pratiques du milieu. En septembre, je poursuivrai à la maîtrise en muséologie à l’Université de Montréal. Je vois ce baccalauréat non pas comme une finalité, mais comme une étape. Mon parcours académique n’est clairement pas terminé, et c’est ce qui me rend le plus heureuse!

130 ans de foi

Mon projet de synthèse, « 130 ans de foi », reflète particulièrement mes intérêts. J’ai conçu une exposition consacrée aux 130 ans d’une congrégation cloîtrée de Gatineau. Le projet met en valeur le quotidien des religieuses ainsi que la fragilité du patrimoine local et religieux aujourd’hui. À travers la recherche, l’étude des publics, la scénarisation et la modélisation 3D, j’ai conçu un parcours centré sur l’expérience humaine qui fait ressentir le quotidien et les histoires des religieuses présentées. Cette expérience m’a fait comprendre qu’une exposition implique une véritable responsabilité : chaque objet témoigne d’une histoire qu’il faut transmettre avec soin.