ÉdACÉcole des arts et cultures

École d'été 2016

Le sacré et le symbolique:
une lecture de Homo sacer

Du 22 août au 2 sept. 2016

Description

Cours
MMA7023 Séminaire thématique
Scolarité
2e et 3e cycles, 3 crédits
Modalité
Présentiel
Horaire
Du 22 août au 2 septembre 2016
Lieu

Organisation

  • Catherine Malabou —Professeure
  • Nada Guzin Lukic —Responsable du programme de maîtrise en muséologie et pratiques des arts
  • Sophie Bélair Clément —Professeure
  • Vincent Bonin —auteur et commissaire indépendant
  • Jonathan Demers —Directeur général et chef de la conservation

Présentation

Dans Homo Sacer, le but de Giorgio Agamben est clair: déconstruire la notion traditionnelle du sacré telle qu'elle a été constituée à la fois dans l'anthropologie (Levi-Strauss), la linguistique (Benveniste) et la théorie politique (Kantorowicz). «Sacer», dans Homo Sacer, doit s'entendre davantage comme «profane» que comme «sacré»: telle est la thèse fondamentale du livre, qui met en avant la «zone d'indistinction» dans laquelle sont entrés le sacré et le profane à l'heure de la biopolitique. Nous verrons que cette redéfinition met aussi en cause la catégorie traditionnelle du «symbolique» telle qu'elle a également fonctionné en anthropologie, en politique ou même en psychanalyse.

Je me demanderai toutefois si l'approche d'Agamben permet réellement d'évacuer les visions traditionnelles du sacré et du symbolique dans la mesure où son analyse de la biologie (le «bio» dans biopolitique) reste extrêmement classique et ne prend pas la mesure du potentiel de résistance que recèle la biologie cellulaire aujourd'hui, qui va bien au-delà de la génétique et de ses manipulations.

Je propose la lecture d'un chapitre par séance, la deuxième partie de la séance sera consacrée aux exposés des étudiants. —Catherine Malabou

Objectifs et contenu

Ce séminaire vise à approfondir des savoirs ainsi qu'à développer la pensée critique sur les problématiques et les enjeux à l'étude. En tant que premier volet d'un projet d'école d'été, le séminaire sera suivi d'un colloque et d'une exposition au Musée d'art contemporain des Laurentides, développés autour des enjeux politiques et esthétiques soulevés par les travaux de la philosophe Catherine Malabou. Ces trois volets résultent d'une collaboration entre l'Université du Québec en Outaouais et le Musée d'art contemporain des Laurentides et entendent rapprocher de façon unique les domaines des arts et la théorie dans une approche interdisciplinaire.

Programmation

Ce séminaire intensif équivaut à 3 crédits universitaires et sera donné sur deux semaines : du 22 août au 2 septembre 2016. Le séminaire est destiné aux étudiants des cycles supérieurs (2e et 3e cycle) et vise particulièrement les étudiants en études des arts et en sciences humaines qui souhaitent développer une réflexion critique dans un contexte interdisciplinaire en complément de formation.

Les professionnels et étudiants de toutes universités sont bienvenus et peuvent s'inscrire moyennant des frais d'inscription.

L'enseignement sera dispensé en français à proximité du Musée d'art contemporain des Laurentides, à St-Jérôme. L'évaluation des étudiants sera fondée sur la participation au séminaire, exposés oraux et/ou travail individuel écrit. Les étudiants qui ne souhaitent pas être évalués doivent s'inscrire en tant qu'auditeurs.

Le séminaire est contingenté à 15 étudiants.

Format

Séminaire intensif sur deux semaines avec lecture d'un chapitre par séance. La deuxième partie de chaque séance est consacrée aux exposés des étudiants. L'évaluation est fondée sur la participation au séminaire, exposés oraux ou travail individuel écrit.

Ce séminaire constitue le premier volet d'un projet d'école d'été en trois volets:

  1. Séminaire — Lecture critique de Homo Sacer avec Catherine Malabou
  2. Colloque — Dialogues avec Catherine Malabou sur la biopolitique. Avec Catherine Malabou (Philosophie moderne européenne, et littérature comparée, Université de Kingston et Université de Californie à Irvine), Erik Bordeleau (SenseLab, Université Concordia), Nathan Brown (Langue anglaise, Université Concordia), Adam Dickinson (Langue anglaise et littérature, Université Brock), Gareth James (Arts visuels, Université de la Colombie-Britannique), Donald Landes (Philosophie, Université Laval), Krista Geneviève Lynes (Communications, Études féministes des médias, Université Concordia), Christine Ross (Histoire de l’art et communications, Université McGill), David Tomas (École des arts visuels et médiatiques, Université du Québec à Montréal). Modérateurs: Vincent Bonin (auteur et commissaire indépendant) et Érik Bordeleau.
  3. ExpositionRéponse, commissaire Vincent Bonin, du 3 septembre au 6 novembre 2016, Musée d'art contemporain des Laurentides. Avec Peggy Ahwesh, Sven Augustijnen, Raymond Boisjoly, Gérard Cairashi, Heather Cassils, Thierry Chaput, Jean-François Lyotard et Dolorès Rogozinski, Keti Chukhrov, Judy Chicago, Chris Curreri et Luis Jacob, Julia Feyrer et Tamara Henderson, Stefan Hayn, Michel Journiac, Jean-Paul Kelly, Fernand Leduc, Benoît Maire et Raphaël Pfeiffer, Catherine Malabou, Vera Molnar, Jean-Luc Moulène, Josephine Pryde, Carole Roussopoulos, Theodore Wan, Hannah Wilke, Paule Zajdermann.

Ces trois volets résultent d'une collaboration entre l'Université du Québec en Outaouais et le Musée d'art contemporain des Laurentides.

Documents

Contact

  • Nada Guzin Lukic—Responsable du programme de maîtrise en muséologie et pratiques des arts
  • Sophie Bélair Clément—Professeure

Partenaires

  • Université du Québec en Outaouais
  • Musée d'art contemporain des Laurentides